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2007/4/4 D'un brouillard à l'autreC'est souvent d'infini que le coeur clame, et parfois de peur, qu'il s'éternise... 2007/2/14 Des versets du tempsL'air est épris du souffle qu'un clair de plume évoque, Quand le tenant du ciel trouble en coeur l'équivoque, D'un vide empli de mots que l'on consigne au soir Comme si l'espoir de croire en l'autre était d'y voir. Il est ce temps qui plane pour les âmes de gare, Que l'on craint d'éprouver à puiser l'espérance, Alors qu'une seule résonne au regard de l'immense: Le vent porte l'écrit et laisse en maux la pluie. L'ivoire ose ce tacte pour la mémoire des mains, Qu'il se souvient des deux pour la valeur des quatre, Il couche alors l'ennui en ce soir trop connu Mais l'eau dort en silence pour cette odeur absence. Et pourtant le coeur en bat d'un arrêt d'image... 2006/11/21 Si l'an cieuxL'arc en son ciel est soir de son seul silencieux, Tant à vouloir valoir ce linceul de deux, Mais lit la pluie à terre du reflet fréquenté, Qui manque à vie en air de l'an cher en pensées. Reste au zest d'automne d'adorner de son somme La fugue affable ivresse aux coins de peaux: des tresses, Ondent invariablement sous venir vain du vent, Hier connaît le prix qu'aujourd'hui sait priser. Court découvert détour embrasé de ses bras, Prêter son abandon de touche ébène en son, Reste au clair de coucher le couvert transposé De l'éteinte des ombres sous verre scellé du monde. Un sol en cieux si long que le jour est an dû. 2006/10/10 L'un est le toutA la foulée des jours mire le reflet de brume, Qu'un déluge a cédé sous le poids de ces lunes, Seul à placer le tout dans le vide à verser, Pour emplir de ses riens les détails éprouvés. Les choix des songes à temps qu'un rêve en rive étend, Résument à coeur extrait l'accord des heures filées, Du voile à vivre en soie que l'on admire de droit, Aux récits fastes contours des bougies de ces jours. Si l'être en lest a l'âme de tiédir la lumière, D'un rien frémir le jour au tout plaire à la nuit, Du destin souvenir que le court éclaircit, Le flot d'échos fuyant sera lourd de ses ans. Ecrire la transparence et lire de sons l'absence, Quand la couleur de vent s'image en air du temps, La rose panse l'éternel au dolant de ce ciel, Qui éclaire de son tout lorsque l'un est à bout. 2006/10/1 L'autre riveEnchanter la ruine et sublimer les effrois, D'avoir plongé en bruine sur le volet d'émois, Du précipice des heures que retient l'avenir, Le déclin du labeur envolé de ses dires. Et se joue le pavé des virtuoses tiédeurs, A lutter de pluie sur l'immuable chaleur, Laissant choir alors humides les pétales d'épreuves, Que le temps décore acide, fait fleurir sans sève. Au drap de l'existence, s'effondre la texture, De lire les jours silences sans faire parler l'allure, D'un hymne omis au terne que le loin amenuise, Départ du quai des cernes que la douceur épuise. Déborder de couleur dans un mouvement posthume, S'abandonner le timbre du monument de plume, Jouer le trait d'un son quand liberté éprend, Voir le reste d'un ton quand la mesure l'étend. 2006/9/24 Soupir à terreLourde lutte épave en utopie de salve, Qui tâche et sèche encore l'écume écho morose, D'une chute envol alors quand cet espoir de prose, Evertue d'illusion la chimère des effluves. Le poids de l'âme veuve dépasse encore la plume, En balance clament, éparses, les ombres de la lune, Et pèse en vide le blanc du négatif des jours, Au combien éloquent pour l'âme esquive en cours. Sous l'écueil de douceur lui coûtera le coeur, D'avoir su taire la forme du dessein qu'il admire, Sous l'aube de pierre acerbe qui écoule foules et mire, Les sillons échancrures signés de peines coupures. Reste la chaîne sensible qui écoeure âmes en masse, A modérer paroles au soupir seul enclos, D'un baume en lin de fin qui devance des mots: La retenir encore pour l'infini trop court. 2006/8/13 L'île est mineAu lac de nostalgie, siègent quelques soupirs de peine, A pécher le bonheur là où luttent coeurs en chaînes. Abreuvés d'infini, les coeurs lourds à perdre écho, Respirent promesse de vie et hasardent désert du beau. De leurs yeux écopent en sève le trouble sable noir, Issu de rive infortune, le mouvant scelle l'histoire, Aux visiteurs des pleurs, la danse lenteur accable, Fige en dictant la peur de perpétrer la fable. A l'humeur des heures, éparpille la nuit de lueurs, Ces étoiles à voile que l'air éprouve et considère, Semble avoir omis regard au loin, tissé matière, Que ces grains, au soleil, figurent emplis de chaleur. Restent alors ces coeurs qui pour s'alléger plongent labeur, Décrochent et sèment en voix de mots, des pétales d'émail, Pour trancher de blanches l'ébène uni vers berge corail, S'offrir pause des âmes aux mérites qui décuplent valeur. 2006/8/8 La grammaire des êtresLa distance émancipe l'écrit sous sa forme adulte Pour l'imminente allure d'une infante étreinte, Où l’ance du berceau discours par un fil sous-tenu Cherche à cerner de sommes le nombre de lettres à deux. Se couche cette plume sur pâle duvet à déchiffrer, D'un rêve éveillé de la rigidité des courbes, Du sentier manuscrit de ces vies si lourdes Qui filent à fortifier le souffle écrin commun. La grammaire des êtres dicte sous vent l'armure vitrée, En veille escorte la mémoire des maux sous clef, Mais doit savoir composer délicate ordonnance De l'essence des sens au balancement du prélude courant. Et dansent micro coupures d'un fort suspens satiné, Dans la faible maîtrise des idées ivres à canaliser, Pour laisser choir en bas chemin le combat des ondes, Où haute est l'emprise d'une reprise à re-fuser du monde. 2006/7/19 Fugue a deux voixReordonner l idee d un chemin a suivre Sous la vapeur d une brume qui abreuve de flou, L enigme d un theme a serrer contre nous Sous le voile clarte du carnet de nos jours. Souffle les Foules esquisses en exquises folies Dans cette teinte matiere et grise d esprit, A saisir souvenirs de l enigme interieur Pour atteindre foyer d une ressource a deux voix. Vehemente faculte d une offre a conserver, Dans l essor qui affecte d emoi en soi, A tendance epanchee sous le sens ivresse De l elan qui sait conserver sa richesse. Demarrer en mesure l evidence reconnue, Les mains parlent en cadences au relief ecru, Et brille l allure empreinte et enlacent en nuances Les deux voix d une quinte pour l ange du silence. 2005/12/17 Eternal sunshine of the spotless mindRegard perdu, histoire aux instants ivres et eclairs amers trempées dans l'acide du temps. Allers-retours poignants a fendre la vie qui s avere malmenee et melee d incomprehension. Heureusement que surgissent et restent les souvenirs humains pour combler les cases des jours de nos eclats memoire. 2005/11/7 Ombre des joursLa lumiere attire toujours mais le pave est rude a fouler, Les rayons nous invitent a franchir le couloir pour cette porte d eclat. Mais le flou et l inconnu de cette vie nous fait hesiter, O combien rassurante est pourtant la chaleur hors du sombre. 2005/10/28 A chacun ses noces funebresPauvre victime de la timidite, les responsabilites sont difficiles a surmonter. Avouer ses sentiments n est pas chose aisee et la solitude aide a prononcer sans peine. Cacher sa honte au coeur de la sombre foret menera cette ame au domaine reservee, Le mysterieux pays des morts ou la vie y est tellement plus excitante et coloree. Legende russe dissolvant l eclat de rire dans un soupcon de larmes, Au sein d un conte ou l incroyable histoire y semble presque credible... 2005/10/12 Sad...Une fois de plus, je crois toucher le fond, floue par le temps, la vie. L’ai-je trop tutoyée? Qu’il est sombre cet escalier ou les marches sont des années. J’irai alors faire sublimer ma branche dans cette caverne de sel, Oublier les maux, car seul l’oubli, dans cette fatalité, sera à la hauteur du nombre. A quoi bon s’attacher a ses rêves, quand la rose disparaît, le volcan ne promet plus de si bien marier le rouge et le noir... 2005/7/7 A chacun son combat ordinaire...Voyons, est-il possible de vivre sans se remettre en question? Toucher le fond permet de mieux apprecier les choses de la vie dit-on, mais pourtant, quand cette petite vie nous met le compte...? Alors on se raccroche aux encrages du temps esperant que Cupidon fera correctement son travail avec un reve toute les secondes; cependant tous jours de l annee, c est la nuit qui revient. Mon combat ordinaire a des similitudes avec celui de Marco: Mr Larcenet, j attends avec hate le prochain volet... |
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